Fais confiance à Dieu

Lettre de sr. Anna Maria Parenzan

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Très chères sœurs,

Chaque année, l’anniversaire de la naissance au ciel de Maestra Tecla nous réunit dans le souvenir, dans la prière, avec le désir d’imiter la docilité à la volonté de Dieu et son grand amour pour l’Évangile. À mesure que nous la découvrons, grâce aux nombreuses lettres écrites aux sœurs (plus de dix mille), nous sommes de plus en plus fascinées par sa simplicité et par cette chaleur humaine qui la rapprochaient de chaque personne. Ne pas toujours pouvoir répondre aux lettres des «Filles» dispersées dans le monde c’était pour elle un motif de souffrance. C’était aussi une souffrance de ne pas pouvoir répondre rapidement. C’est avec une grande tendresse qu’elle écrivait alors dans la circulaire interne: «Si vous ne recevez pas de réponse, ne dites jamais que je vous ai oubliées. Non! Vous êtes toutes dans mon cœur: chaque jour je vous présente au Seigneur et je demande à Marie de vous couvrir de son manteau.» (VPC 112)

«Je pense toujours à vous, je vis avec vous, je vous vois, je vous suis, je suis unie à vous, je vous aime beaucoup. Je désire tellement vous voir! Parfois j’ai un grand désir de partir pour venir vous visiter…» Telles sont les expressions qu’elle préférait, avec le rendez-vous auquel elle conviait chacune: «Devant le tabernacle, nous serons toujours unies… c’est un rendez-vous!»

La collaboration avec le Fondateur fut engageante et parfois pénible. Le cheminement de la Congrégation exigeait une grande force morale et physique, parfois même héroïque, pour affronter les problèmes et les difficultés. Mais l’expérience de la pauvreté ne l’a jamais découragée; ce fut la lumière qui lui permit de considérer, consciemment et avec joie, sa propre impuissance et la puissance de Jésus. Elle écrivait dans ses carnets: «Lui, il peut tout, il sait tout. Il est en moi: il m’inspire, me conduit, me soutient.»

Sa présence fut déterminante pour la croissance de la Congrégation et le développement de la Famille Paulinienne. Le père Alberione lui-même le reconnaissait: «Il y a un point qui a été moins relevé: c’est comment elle a contribué, directement ou indirectement, et non seulement par la prière, aux autres institutions de la Famille Paulinienne… Elle ressentait les difficultés, se réjouissait de tout développement, s’informait. Durant sa dernière maladie, elle y pensait et priait.» (CVV 264)

Le Fondateur citait souvent Maestra Tecla comme exemple de fidélité à la volonté de Dieu: «Il faut respecter toujours la parole de la Prima Maestra et l’accueillir non seulement en tant que volonté de Dieu, mais aussi en tant que pensée du Premier Maître, car il n’y a pas deux pensées, mais une seule, que je crois être la pensée et le désir de Dieu… Je crois que c’est la voie de la sainteté pour vous et pour le progrès de la Congrégation.» (FSP54, p. 155)

En célébrant la mémoire de son retour au Père, renouvelons notre engagement à faire connaître notre Mère et invoquons son intercession pour toutes nos nécessités. Dans ce but, nous avons préparé une neuvaine, intitulée: Fais confiance à Dieu, pour demander des grâces par l’intercession de Maestra Tecla. Cette neuvaine est déjà traduite dans les langues principales. Diffusons largement et avec enthousiasme cette brochure, petite mais précieuse, pour inviter le gens à prier Maestra Tecla et à recourir à son intercession, afin d’obtenir le miracle requis pour sa béatification. Rappelons-nous l’exhortation de la Prima Maestra: «Le Seigneur ne t’accorde pas ce que tu lui demandes, mais ce que tu crois.» Toutes ensemble, croyons et, dans la prière, demandons de vivre de ses grands amours: Jésus Maître, l’Eucharistie, l’Église, l’Évangile annoncé à tous les peuples grâce aux nouveaux langages de la communication, jusqu’au sacrifice total. Et confions à notre Mère la préparation du prochain chapitre général, pour que ce soit un évènement riche en grâce et en prophétie paulinienne.

Affectueusement.

sr Anna Maria Parenzan,
supérieure générale


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